A propos

Mon travail est essentiellement marqué par la nature. Ne dénonçant ni ne revendiquant rien, mes photographies sont présentées comme de simples propositions de bonheur. Ma seule ambition est de transmettre et de faire partager ce qu’il y a de plus éthéré et de plus intemporel dans ma vision de la nature. Toutes mes photographies sont tirées au platine-palladium ou au palladium pur, sur des papiers japonais en fibre de gampi ou de mûrier : Tosa, Hosokawa, Bicchu… Ce sont des papiers très fins allant de 22 grs à 54 grs. Pour les séries « Etat des choses » et « Bestiaire », le papier que j’ai utilisé est l’Hosokawa, 100% artisanal. En 2014, l’UNESCO a inscrit ce papier de 39 grs sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’Humanité. Si mon choix depuis des années s’est porté sur les papiers japonais, ce n’est pas anodin. Ils s’inscrivent dans un savoir-faire et une tradition millénaires. Leur réputation en termes de conservation n’est plus à faire. Associés au palladium, ils donnent à l’image une présence et un modelé rares et précieux. Le palladium, métal noble et précieux, stable et inaltérable comme le platine et l’or est utilisé en photographie depuis 1873. Mes photographies sont présentes dans plusieurs collections privées en France, Belgique, Italie, Argentine,Russie, Émirats Arabes Unis

ARCHIVES : Paysages de balades et d’errances. Contemplation et intemporalité.

ABSTRACTIONS : Assemblages et Empreintes

La série « Assemblages » est une extraction de fragments de nature où les prises de vue à la chambre sont ensuite réorganisées en séquences répétitives aux imperceptibles variations, dans une tentative de cheminer et de faire cheminer vers cet ailleurs. Au risque de n’y voir, à première vue, que du banal, les infimes variations d’une image à l’autre cherchent à troubler la perception pour conduire le spectateur vers un indéterminé qui, pourrait, si ce n’est consciemment le charmer, du moins l’atteindre dans un lieu de lui-même qu’il ne connaît pas.
La série « Empreintes » est la suite naturelle d’Assemblages mais plus abstraite, avec des constructions et des (re)-contructions aléatoires. Les prises de vue ne constituent alors que la matière première avec laquelle j’ai cheminé sans idée du résultat final. Seules les formes, les volumes, les contrastes et les lumières m’ont guidé. C’est une tentative de créer des paysages imaginaires, possibles.

MARINES : Vague brisée : Six petites marines en forme de tondo.

Le titre de cette série m’a été inspiré par la photographie de Gustave Le Gray (1820-1884) «La vague brisée», faite à Sète en 1857.

LES NATURES MORTES :  Etat des choses et Bestiaire.

Ces natures mortes ne sont pas des prises de vue traditionnelles. Ce sont des « scannotypes » ; les objets sont simplement posés sur la vitre du scan, sans mise en scène particulière. Je considère que mes séries « Assemblages » et « Empreintes » constituent déjà une première approche de la nature morte.
J’aime la beauté simple des choses qui posent naturellement.

© 2016 Pascal Bonneau Photographe.